Que signifie évoluer en tant qu’entreprise, en tant que leader et en tant que force créative ?
Nous avons rencontré Karim Rekik, directeur et associé principal, pour discuter de sa vision de l’avenir de Dulcedo Management. Où allons-nous ? Qu’est-ce qui change ? Et comment continuer à évoluer tout en restant fidèles à ce que nous sommes ?
Karim fait partie intégrante de l’ADN de Dulcedo depuis 2009, contribuant à développer notre portée internationale dans le mannequinat et co-pilotant notre entrée dans le domaine du gaming et du divertissement. Sa vision de l’évolution de Dulcedo est simple : elle est constante, elle est disruptive, et elle doit être intentionnelle.
Peu d’entreprises sont capables de se réinventer tous les trois ou quatre ans. Mais nous, oui. C’est ce qui entretient la flamme.
Sur l’avenir
Karim imagine un Dulcedo où les opérations sont pleinement optimisées.
L’IA soutient la prise de décision intelligente dans la gestion et la représentation. Les droits à l’image sont respectés et l’innovation est intégrée. Fini le temps perdu sur les petites tâches : la priorité devient l’essentiel — rendre les talents plus grands, plus forts et plus performants.
Sur le gaming et le bon timing
Plutôt que de courir après l’esport quand ce n’était qu’un mot à la mode, Karim a choisi d’attendre le moment qui comptait vraiment.
Nous n’allons pas dans le gaming parce que c’est tendance. Nous y allons parce que vos futurs consommateurs s’y trouvent déjà.
Il a vu de la valeur là où d’autres ne percevaient que du bruit, en reconnaissant le pouvoir culturel des streamers avant que cela ne devienne évident. Pour lui, les meilleures stratégies reposent sur la patience, le timing et la capacité à identifier où se trouve l’engagement réel.
Sur la créativité et le business
Sans créativité, il n’y a pas de business dans notre business.
Les modèles évolutifs ne sont efficaces que s’ils s’accompagnent d’idées nouvelles. Karim compare cela à la construction d’une maison. Il faut des fondations solides — un plan d’affaires éprouvé — mais ce qui fait la réussite, c’est la façon dont on y intègre la créativité. Les limites sont faites pour être repoussées.
Sans créativité, on ne peut rien construire de viable.
Sur les choix audacieux
Je fais toujours des choix audacieux, mais jamais irréfléchis.
Qu’il s’agisse de faire évoluer la stratégie canadienne des talents vers l’exportation mondiale, ou de repositionner l’unité gaming de Dulcedo au-delà de l’esport compétitif, l’audace de Karim repose sur l’analyse de l’environnement, la confiance dans les données et le sens du bon timing.
Il s’épanouit dans le défi et puise sa motivation dans le doute.
On nous a toujours sous-estimés. C’est ce qui m’anime. Je veux prouver qu’ils ont tort — et aller encore plus loin que ce qu’ils croyaient possible.
Pour lui, la pression aiguise l’instinct. Les décisions audacieuses sont le véritable point de départ de la croissance.
Sur le dépassement des anciennes croyances
Karim reconnaît avoir cru autrefois que les campagnes de mannequins et les magazines ne disparaîtraient jamais, et que l’esport compétitif resterait florissant. Mais les industries évoluent plus vite qu’on ne l’imagine.
La plus grande erreur, c’est de croire que les choses resteront inchangées. Il faut évoluer aussi vite que son public.
Sur ce qui vient ensuite
Karim est convaincu que la prochaine évolution de Dulcedo réside dans la co-création d’entreprises avec les talents — des projets qui protègent leur avenir, soutiennent leurs familles et leur offrent une indépendance durable. Des coentreprises au capital de marque, l’objectif est d’aller au-delà de la gestion et de la pertinence sociale pour bâtir quelque chose qui dure réellement.
Au cœur de tout cela se trouve un état d’esprit de leadership : “Élever les personnes”.
Élever les personnes, c’est guider puis lâcher prise. C’est bâtir la confiance dans les systèmes. C’est les laisser avancer.
Nous ne réagissons pas au changement. Nous le construisons.